Sur l’Indre lente, au miroir des cieux,
Une rose orange dérive, silencieuse.
Ni vent pressé, ni courant audacieux,
Seulement le temps, doux et capricieux.

 

Ses pétales de feu, caressés d’azur,
Boivent la lumière et la rendent au jour.
Elle flotte, fragile, pourtant sûre,
Comme un secret confié au détour.

 

L’eau la berce en un murmure ancien,
Souvenir de rives, d’arbres penchés.
La rose écoute, sans savoir rien,
Sinon la paix de se laisser aller.

 

Et l’Indre, patiente, l’emporte ainsi,
Vers un ailleurs sans nom ni frontière,
Où la couleur devient poésie,
Et le silence, une prière.

 

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